En France, l’incendie du site chimique Lubrizol à Rouen, survenu le 26 septembre 2019, a généré un vaste nuage toxique visible à des kilomètres, entraînant la création d’une zone d’exclusion de 500 mètres et la suspension des activités agricoles locales. Malgré l’ampleur, l’alerte s’est diffusée dans un contexte de réseaux publics susceptibles d’être saturés, exposant une fragilité numérique systémique.
Autre exemple marquant : l’explosion de l’usine IQOXE à Tarragone, en Espagne, en janvier 2020. Deux déflagrations sur site Seveso ont tué trois personnes, en ont blessé sept, et forcé l’évacuation de zones étendues autour du site, confinant les populations pendant plusieurs heures.
Ces épisodes confirment que, dans un environnement industriel, une alerte tardive ou mal transmise peut transformer un incident en catastrophe. Et les directions industrielles en sont de plus en plus conscientes : la connectivité est devenue un actif stratégique de sûreté, au même titre que les systèmes de protection physique ou les équipes d’intervention.
Ainsi, dans un contexte où les risques, intrusions, sinistres, cyberattaques, se multiplient, la priorité n’est plus seulement de détecter les événements critiques, mais de garantir que chaque information vitale circule immédiatement et sans faille, du terrain vers les équipes de décision.

