Point d'étape sur le New Deal mobile

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New Deal mobile : un accord majeur salué par l’ensemble des acteurs privés et publics. Un an et demi après, où en est-on ? 

 

Le « New Deal Mobile » comprend plusieurs facettes dont deux des plus connues sont :


•    Le « Dispositif de Couverture Ciblée » qui se traduira à terme par 5 000 nouveaux points radio pour chaque opérateur. Un chiffre important, qui doit toutefois être réparti sur tout le territoire français métropolitain, et selon le calendrier de l’accord.


•    La bascule en 4G de tous les sites 2G/3G existants. A ce sujet, de gros progrès ont été faits, avec une couverture 4G qui a progressé de 20% en 2018, pour passer à 65% début 2019 selon les données de l’ARCEP. Et c’est au rythme soutenu de plusieurs inaugurations par mois de sites multi-opérateurs que la 4G se déploie sur les sites existants 2G/3G.

Pour les nouveaux sites relevant du Dispositif de Couverture Ciblée, les déploiements ne sont pas encore visibles car les opérateurs disposent d’un délai maximum de 24 mois avant mise en service à compter de la publication des listes de zones à couvrir par le gouvernement, dont la première n’a été publiée que le 4 mars 2018 (parution du premier arrêté). Deux autres listes ont été publiées (le 21 décembre 2018 et le 21 mars 2019), et une dernière liste est encore en cours de consultation publique.

 

Ce délai est parfois mal compris, les Collectivités concernées n’ayant pas toujours la connaissance des travaux en cours. Or le déploiement d’un nouveau site est un processus long, entre les études radio, la recherche d’éventuelles infrastructures existantes, ou le cas échéant d’un terrain disponible, la construction d’un pylône si nécessaire, le déploiement des équipements de l’opérateur et leur raccordement, en fibre optique ou en faisceau hertzien à son réseau mobile.

 

Or à ce jour il n’existe pas d’information partagée sur les « opérateurs leaders », c’est-à-dire les opérateurs qui ont la responsabilité d’implanter un site et ses équipements sur une Zone Blanche qui fait l’objet d’un « Ran sharing à 4 » (Mutualisation des équipements actifs à 4 Opérateurs) ou une Zone Grise en mutualisation passive, ni sur l’avancement du déploiement avant l’activation finale du point d’émission radio. Une information centralisée et publique, par exemple au niveau de l’ARCEP, permettrait à toutes les parties, publiques et privées, d’optimiser les relations et le partage d’informations sur une zone donnée. Rendre le dispositif New Deal plus transparent, comme de nombreuses collectivités le demandent, permettrait de partager les progrès en matière de travaux et d’optimiser le dispositif.

 

TDF, en tant qu’opérateur d’infrastructures, neutre et ouvert, peut aussi jouer un rôle d’accélérateur de la mise en œuvre des sites et des pylônes, dans le respect des souhaits des Opérateurs et des Collectivités, et faire gagner de précieux mois avant mise en service. TDF appelle toujours de ses vœux la reconnaissance « officielle » du rôle des opérateurs d’infrastructures qui pourraient utilement être associés aux discussions au sein de la Plateforme France Mobile. 

Alors que les autorisations d’usage de fréquences pour la 5G seront probablement attribuées avant la fin d’année 2019, le New Deal Mobile est une opportunité de rôder un dispositif exemplaire pour les prochains déploiements, aussi bien pour les zones denses que pour les zones rurales.

 

(Légende = nombre de sites déterminés par an)