Le Baromètre de la TV numérique de TDF change de formule et propose une édition spéciale dédiée à la Haute Définition. Son objectif : étudier l'intérêt de la TVHD et sa valeur ajoutée à la qualité d'expérience utilisateur par rapport à la définition standard (TVSD). Cette première étude de l'impact comportemental de la haute-définition sur les usages et la consommation de la télévision a été réalisée selon la méthode d'analyse comportementale mise au point par le laboratoire de sciences cognitives le Lutin (Laboratoire des Usages en Technologies d'Informations Numériques). La TVHD apporte une expérience télévisuelle inédite pour le téléspectateur et ouvre un nouvel univers d'opportunités pour les producteurs et les éditeurs. Ce sont ainsi l'ensemble des paramètres qui s'améliorent : +12,5 % d'attractivité, + 25 % de rétention , + 21 % de superficie d'image vue, + 10 % de détails perçus ...
Une méthodologie scientifique pour comparer les usages de la télévision en HD (Haute Définition) et SD (Définition Standard)
Au cœur d'un réseau d'experts en sciences cognitives, le LUTIN Userlab est un laboratoire dédié à l'observation des usages. Afin d'établir les nouveaux usages de la HD par le téléspectateur, le LUTIN a procédé à 52 tests (ou passations), sur 1 à 4 personnes (selon que l'on regarde seul, entre amis, en famille ...). Le scénario de tests proposé (visualisation de contenus identiques successivement en HD et SD, sur écran HD) correspond à un plan de comparaison d'expériences d'utilisateurs, en situation « réelle », les participants étant invités à faire « comme si ... » ils regardaient la télévision sur leur écran. Il s'organise en deux phases :
• Phase 1. Préférer la TNT en SD (Définition Standard) ou en HD (Haute Définition) ?
Présentation d'un contenu identique pendant une durée de 10mn sur 2 écrans HD accolés : une version SD et une version HD.
• Phase 2. Zapper et regarder !
Le participant, équipé d'un casque d'oculométrie et de capteurs de données physiologiques, est installé devant un écran HD. La télécommande donne accès à une liste de programmes. Deux actions sont demandées, qui consistent à choisir un programme, puis à regarder ce programme. L'opération est renouvelée 4 fois.
Chaque étape est précédée et suivie de questionnaire d'évaluation et de préférence.
 
Synthèse des principaux résultats
L'étude se structure autour de trois approches : l'approche subjective de l'image (la préférence), l'approche émotionnelle (la sensibilité), l'approche cognitive (la compréhension).
Sur chacun de ces axes, le Baromètre permet d'établir une différence mesurable entre Haute Définition et Définition Standard.
Un pouvoir d'attraction renforcé : la TVHD « accroche » davantage le regard
Quand une même émission peut être regardée en SD ou en HD, 70 % du temps est consacré à la HD. 77% des personnes interrogées déclarent préférer la HD et 76 % d'entre elles trouvent la qualité Haute Définition meilleure. La Haute Définition augmente sensiblement le temps passé sur une chaîne : placé en situation de zapping, le téléspectateur choisit de préférence un programme Haute Définition (+12,5 %) sur lequel il s'attarde plus longuement (+ 25%) de temps de zapping.
Des émotions plus profondes : la TVHD fait « vibrer » plus intensément le téléspectateur
Cardiogramme, vigilance, posture : l'analyse de ces paramètres indique une qualité émotionnelle renforcée en Haute Définition. 64 % des téléspectateurs estiment que la HD procure plus d'émotions. Au-delà, la Haute Définition a une fonction apaisante. En effet, la réaction électrodermale, qui mesure le stress, diminue de 15 %, lorsqu'on regarde un programme en HD. Au total, une émission regardée en HD paraît durer moins longtemps : la durée subjective de l'émission est diminuée de 35 %.
Une activité cognitive stimulée : la TVHD facilite la compréhension des programmes
La HD permet de mieux comprendre ce que l'on regarde : lorsqu'on pose des questions sur la compréhension (pourquoi, comment), 20 % de réponses correctes supplémentaires sont données. Parallèlement, 10 % d'informations supplémentaires sur les détails de l'image sont rapportées tandis que le téléspectateur se concentre mieux sur l'image, avec une meilleure inspection et une exploration plus étendue. 20 % de surface d'écran supplémentaire est regardée en HD.
Première étude comportementale sur la Haute Définition, le Baromètre conclut à l'émergence autour de la Haute Définition d'un nouvel usage de la télévision : « la télévision immersive». Elle se caractérise par une implication et une immersion plus intenses du téléspectateur. Elle ouvre aux chaînes et aux producteurs un espace narratif et visuel plus large, plus profond, plus efficace, en donnant accès au téléspectateur à l'arrière plan et aux détails de l'image.
A propos du Baromètre de la Télévision numérique de TDF
Le Groupe TDF est le principal opérateur d'infrastructures et de réseaux hertziens partagés en Europe. TDF a publié huit éditions du Baromètre de la télévision numérique. D'abord consacré à la couverture et à la pénétration de la TNT, le Baromètre de la télévision numérique change de formule avec la création de l'Observatoire de la télévision numérique piloté par le CSA. Quelques semaines après le lancement de la Haute définition terrestre, il consacre donc une édition spéciale à la TVHD sous l'angle des comportements et des usages. Ce focus TVHD s'appuie sur une étude réalisée par Le Lutin pour le compte de TDF, en partenariat avec TF1 et M6 qui ont mis gracieusement à disposition les contenus. Il est en diffusion libre, téléchargeable sur www.tdf.fr.
A propos du Lutin
Le LUTIN (Laboratoire des Usages en Technologies d'Information Numériques) est une plateforme RNRT et une UMS CNRS spécialisée dans l'analyse des usages des nouvelles technologies, avec un savoir-faire sur l'étude de l'impact des environnements numériques audio-visuels (lecture numérique, jeux vidéo, TV interactive, TV mobile, cinéma 3D, ...), une plateforme technique de 150 M2 d'observation instrumentée (oculométrie, mesures physiologiques, analyse des traces pour l'étude de la prise de décision, ...), des méthodes expérimentales éprouvées, et un environnement (la Cité des Sciences et de l'Industrie) de 3 millions de visiteurs par an qui peuvent être sollicités pour les tests d'usages selon des profils prédéfinis.