Par le réseau terrestre, c'est à dire la TNT, non.
Aujourd'hui en France, 1,5 % de la population ne reçoit pas la télévision par le réseau analogique en raison de la situation géographique (commune dans une cuvette par exemple, ou zone frontalière qui subit des brouillages).
Cette population a dû se faire installer le câble ou le satellite pour recevoir la télévision.
Non. L'arrivée de la télévision numérique de terre ne se traduira pas par l'interruption immédiate de la diffusion des chaînes hertziennes en mode analogique. En effet, ces dernières (TF1, France 2, France 3, Canal+, France 5/Arte et M6) seront proposées au public simultanément dans les modes
analogique et numérique. Cette double diffusion devra durer au moins cinq ans, voire davantage si le taux d'équipement des foyers en numérique n'est pas suffisant pour envisager l'arrêt de l'analogique.
Les signaux numériques diffusés par la TNT doivent passer par une chaîne de codage et de multiplexage avant d'être mis à l'antenne.
Généralement, les signaux vidéo sont numérisés en régie, et transportés comme tels vers les têtes de réseau. Si le signal est destiné à une diffusion analogique, il est alors "sécamisé", mais s'il est prévu pour être diffusé en TNT, il doit être codé en MPEG 2 ou en PMPEG 4 avant d'être multiplexé avec d'autres programmes au sein d'un même multiplex.
L'opération de codage en temps réel n'est jamais instantanée, et consomme généralement 2 s, voire 4 s si le codage est "double passe" (amélioration de la compression à qualité identique).
Pour un même programme diffusé simultanément en analogique et en TNT, on peut alors constater un décalage temporel entre la vision analogique et la vision TNT ; ce phénomène peut également s'observer entre l'analogique et la diffusion numérique par satellite.