Depuis le démarrage de la TNT en mars 2005, 415 points de service ont été ouverts qui permettent de couvrir 66,5 % de la population pourle moment. Par la suite, la couverture augmentera au fur et à mesure de la mise en service de nouveaux sites jusqu'à desservir à terme environ 80 % des foyers. Pour les téléspectateurs, la réception de la TNT se fait immédiatement à partir des antennes râteaux individuelles ou collectives existantes, sans qu'ils aient besoin d'être reliés à un réseau câblé, ni d'être équipés d'une parabole de réception satellite.
- 2006 -
Lancement commercial prévu pour les chaînes payantes de la TNT. Ces chaînes ont un délai de 6 mois, soit mars 2006 au plus tard pour démarrer leurs émissions en numérique terrestre.
Poursuite des déploiements avec la mise en service de 43 sites de diffusion avec pour objectif de couvrir plus de 66 % de la population à la fin 2006.
19 sites seront tout d'abord mis en service entre le 15 Mars 2006 et le 15 Juin 2006 dans les villes suivantes : Agen, Alençon, Angers, Arcachon, Argenton sur Creuse, Bastia, Besançon, Brive, Caen, Cannes, Clermont Ferrand, Evreux, Laval, Lorient, Meaux, Nice, Roanne, Saint Raphaël et
Tours.
Puis 24 sites seront mis en service entre le 15 Juillet 2006 et le 15 Octobre 2006 dans les villes suivantes : Albi, Alès (2 sites), Aubenas, Aurillac, Autun, Bergerac, Carcassonne, Chartres, Dieppe, Guéret, Hyères, La Rochelle, Le Puy en Velay,Limoges, Mende, Montluçon, Montpellier, Neufchâtel en Bray,Perpignan, Poitiers, Privas, Ussel et Valence.
- 2007 -
Poursuite des déploiements avec la mise en service d'autres sites de diffusion avec pour objectif d'atteindre 80 % de la population en 2007.
Un groupe de travail constitué en 2005 devrait permettre de trouver des solutions pour étendre l'accès au numérique terrestre à la totalité des foyers français.
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a décidé un lancement progressif de la TNT afin de vérifier, site par site, que l'émission et la réception des signaux fonctionnent correctement et d'éviter tout brouillage ou interférence avec la diffusion analogique.
Le CSA a donc choisi en priorité les bassins où la population est importante et le spectre hertzien peu chargé.
L'encombrement du spectre hertzien est l'une des causes principales de la couverture tardive de l'est de la France.
En effet, afin de résoudre toute gêne d'émission et de réception des signaux dans cette zone, la France doit négocier la gestion des fréquences avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie. Ce sont des négociations plus longues que d'ordinaire dans la mesure où chaque pays souhaite conserver l'utilisation d'un maximum de fréquences.
En 2007, 80 % de la population métropolitaine doit recevoir la TNT. Les 20 % restants sont souvent des personnes qui vivent dans des zones de montagne ou frontalières et auxquelles on ne peut garantir qu'elles recevront l'ensemble des chaînes de la TNT au cours des prochaines années.
Le CSA a, le 22 mars 2005, adressé un courrier au Premier ministre pour que soient envisagées des solutions qui permettraient à l'ensemble des téléspectateurs d'avoir accès aux programmes de la télévision numérique. Un groupe de travail a été créé afin de proposer des solutions
techniques, juridiques et économiques sur ce point. Il a remis ses conclusions à la fin du mois d'octobre 2005.
Des propositions pour accélérer le déploiement de la TNT et tendre la disponibilité des chaînes sont en cours.
Pour le moment, il n'est pas prévu que les ressortissants des départements et des collectivités outre-mer puissent recevoir la TNT. En revanche, ils devraient pouvoir recevoir les chaînes de la TNT par voie satellitaire.
Le 13 janvier 2006, le conseil régional de la Réunion a lancé un appel d'offres pour l'élaboration d'un plan de fréquence, en vue de l'arrivée de la TNT (Télévision numérique terrestre) à la Réunion en 2007. Dès que le CSA aura respecté son engagement d'appel à manifestation d'intérêt auprès des chaînes locales, les mesures seront prises pour le déploiement de la TNT dans l'île.
La redevance ne finance pas la TNT. La redevance sert à couvrir une partie du budget du secteur public de l'audiovisuel (France Télévisions, Radio France, Arte, Radio France international et l'Institut national de l'audiovisuel), que la diffusion de la télévision ou de la radio soit analogique ou numérique.
Les ressources des chaînes privées de la TNT (TF1, Canal+, M6, Direct 8, W9, NRJ 12, NT1 et TMC) sont d'origine commerciale : elles proviennent de la publicité, du parrainage, du téléachat, de droits dérivés (édition littéraire, vidéo, disque, etc.).
Le financement des chaînes publiques de la TNT (France 2, France 3, France 4, France 5, Arte) repose, quant à lui, sur un système mixte composé de recettes commerciales et de ressources publiques, dont la principale est le produit de la redevance.
Le déploiement de la TNT en France a été décidée par le CSA.
Une couverture progressive permet de vérifier site par site que l'ensemble de la chaîne de l'image fonctionne correctement, d'éviter les brouillages ou interférences avec la diffusion analogique, et pour les antennistes de vérifier le bon fonctionnement des antennes.
Le déploiement a été décidé par le CSA. Le choix s'est porté sur des sites dont le bassin de population est important et le spectre hertzien qui ne soit pas déjà surchargé (c'est souvent le cas des zones frontalières).
Le CSA a adressé un courrier, en janvier dernier, au ministre de la Culture et de la Communication à propos de la
diffusion de France 3 en numérique hertzien. Dans la configuration actuelle de la diffusion en numérique hertzien, France 3 ne peut diffuser l'intégralité de ses décrochages régionaux et locaux. Des modifications (comme la recomposition des multiplex) permettraient à la chaîne d'améliorer l'étendue de sa diffusion et de rapprocher ses offres de programmes locaux et régionaux numérique et analogique.
A ce stade, les radios ne sont pas disponibles sur la TNT.
La France a signé des accords de coordination de fréquences avec la Suisse et l'Allemagne, ouvrant la voie au déploiement de la télévision numérique terrestre (TNT) dans les zones frontalières, a annoncé le ministère de l'Industrie. Ces accords, signés le 14 décembre avec la Suisse et le 8 janvier
avec l'Allemagne, "vont permettre de poursuivre l'extension de la TNT, tout au long de l'année 2007, aux derniers sites nécessaires à la desserte de 80 à 85% de la population française comme l'a confirmé le CSA" (Conseil supérieur de l'audiovisuel) mardi, indique le ministère dans un communiqué. Concrètement, ils donnent à la France, comme aux pays concernés, l'accès aux fréquences nécessaires à la diffusion de leurs chaînes respectives dans les zones frontalières, avec le même adaptateur, explique-t-il. "Ainsi, en Alsace, les téléspectateurs pourront continuer à recevoir les chaînes allemandes en mode numérique (11 chaînes), et les nouvelles chaînes de la TNT française" (18 chaînes gratuites et 11 chaînes payantes), ajoute-t-il.
D'autres accords devraient être signés "rapidement" avec la Belgique et le Luxembourg, selon le ministère. Le Premier ministre avait demandé fin 2005 au ministre de l'Industrie, François Loos, d'accélerer les négociations afin de parvenir à des accords avec ces pays.