Le 31 mars 2005, date du lancement officiel de la TNT, la France entrait dans l’ère du numérique, une ère riche en diversité grâce à une offre de chaînes élargie et gratuite, le tout avec une meilleure qualité de son et d’image.
Le déploiement de ce nouveau réseau a eu pour effet de rendre la réception de services TV numériques accessible à tous les foyers sans abonnement via un adaptateur numérique terrestre à partir de seulement 30€, et ne nécessitant pas d’autre changement de l’installation de réception.
Cette première étape marquait le début d’une révolution technologique pour le paysage audiovisuel français.

C’est dans ce contexte que fut votée la loi du 5 mars 2007, sur la modernisation de la diffusion audiovisuelle et la télévision du futur, prévoyant de basculer la télévision analogique vers la télévision numérique d’ici la fin 2011.
A cette date, le réseau numérique terrestre couvrira 95 % de la population hexagonale (environ 80 % aujourd’hui). L’enjeu de 2008 est donc la mise en place d’un réseau complémentaire TNT permettant d’atteindre ces 95 % mais aussi le seuil minimal de 91 % par département fixé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour garantir une certaine équité territoriale.

C’est le CSA qui supervise l’ensemble du processus de déploiement de la TNT et du passage au tout numérique sur le territoire français. Une consultation, qui a pris fin le 4 février dernier, a été lancée afin de recueillir l’opinion de tous les acteurs concernés, sur les modalités à retenir pour réussir le passage au tout numérique. Le 16 avril 2008, le  CSA a rendu public sa contribution en soulignant que le processus de passage vers le tout numérique commencera dès 2009.

Dans le cadre de la loi du 5 mars 2009, les Collectivités Locales ont des possibilités d'intervention pour aider au passage au tout numérique.
L'article 80 de la loi n°2009-258 du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision définit les conditions d'attribution des ressources radioélectriques aux collectivités locales :
Les collectivités locales peuvent être directement attributaires des fréquences, pour les sites ne relevant pas des opérateurs de multiplex.
Elles doivent pour cela, en faire la demande auprès du CSA.
Le CSA peut refuser ou modifier la demande lorsque la ressource radioélectrique provoque des interférences avec d'autres ressources.
Les collectivités locales titulaires d'une autorisation de fréquence sont donc considérées comme des distributeurs de service

Arrêté du 23 juillet 2009 portant approbation de la révision du schéma national d'arrêt de la diffusion analogique et de basculement vers le numérique